Mircette

Notice : informations pour le patient

Veuillez lire attentivement cette notice avant de commencer à prendre Mircette. Elle contient des informations importantes pour votre traitement. Si vous avez des doutes, adressez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien.

  • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
  • Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.
  • Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à d’autres personnes. Il pourrait leur être nuisible, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
  • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable non mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Sommaire

  1. Qu’est-ce que Mircette et dans quels cas doit-on l’utiliser ?
  2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre Mircette ?
  3. Comment prendre Mircette ?
  4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?
  5. Comment conserver Mircette ?
  6. Contenu de la boîte et autres informations

1. Qu’est-ce que Mircette et dans quels cas doit-on l’utiliser ?

Mircette est un médicament contraceptif oral combiné, utilisé pour prévenir la grossesse. Il appartient à la classe des contraceptifs hormonaux oraux (CHO) et contient deux hormones féminines : un progestatif, le désogestrel (0,15 mg par comprimé), et un œstrogène, l’éthinylestradiol (0,02 mg par comprimé).

Le mécanisme d’action principal de Mircette repose sur l’inhibition de l’ovulation, c’est-à-dire l’empêchement de la libération d’un ovule par les ovaires. De plus, il modifie la glaire cervicale pour rendre plus difficile l’ascension des spermatozoïdes vers l’utérus, et altère l’endomètre, rendant l’implantation d’un œuf fertilisé moins probable. Cette combinaison assure une efficacité contraceptive élevée, avec un indice de Pearl (mesure de l’échec contraceptif) d’environ 0,1 à 0,3 % en usage typique, comparable à d’autres contraceptifs oraux combinés comme ceux contenant du lévonorgestrel ou du norgestimat.

Indications :

  • Prévention de la grossesse chez les femmes en âge de procréer.
  • Il peut également être utilisé pour réguler les cycles menstruels irréguliers, bien que cela ne soit pas son indication principale.

En comparaison avec d’autres contraceptifs oraux, Mircette se distingue par sa dose faible d’œstrogène (20 µg d’éthinylestradiol), ce qui peut réduire le risque de certains effets secondaires œstrogéniques comme la rétention hydrique, tout en maintenant une bonne tolérance. Des études cliniques, telles que celles publiées dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, confirment son efficacité similaire à des pilules à dose plus élevée, avec un profil de sécurité favorable pour les femmes sans contre-indications.

Ce médicament ne protège pas contre les infections sexuellement transmissibles, telles que le VIH. Pour une protection complète, il est recommandé d’utiliser des méthodes barrières comme les préservatifs.

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre Mircette ?

Ne prenez jamais Mircette dans les cas suivants, qui constituent des contre-indications absolues :

  • Si vous êtes hypersensible (allergique) au désogestrel, à l’éthinylestradiol ou à l’un des autres composants contenus dans Mircette (voir rubrique 6).
  • Si vous êtes ou si vous pensez être enceinte.
  • Si vous allaitez.
  • Si vous avez (ou avez déjà eu) une thrombose (formation d’un caillot sanguin) : thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral.
  • Si vous avez une affection prédisposant à la thrombose veineuse, comme une thrombophilie héréditaire ou acquise.
  • Si vous avez une hypertension artérielle grave ou non contrôlée.
  • Si vous avez des antécédents de migraine avec aura.
  • Si vous avez une pathologie hépatique grave ou un cancer du foie.
  • Si vous avez ou avez eu un cancer du sein ou un cancer des organes génitaux sensibles aux œstrogènes (comme l’endomètre).
  • Si vous avez un saignement vaginal inexpliqué.
  • Si vous avez une hypertriglycéridémie (taux élevés de graisses dans le sang) ou une pancréatite associée.
  • Si vous avez une affection hépatique aiguë ou chronique.
  • Si vous prenez des médicaments contenant de l’ombitasvir, du paritaprévir ou du dasabuvir (utilisés pour traiter l’hépatite C).

Avertissements et précautions spéciales pour l’utilisation :

Avant de commencer Mircette, informez votre médecin si l’une des situations suivantes vous concerne. Dans certains cas, votre médecin pourrait devoir vous surveiller plus étroitement :

  • Si vous avez des antécédents personnels ou familiaux de thrombose, d’hypertension, de diabète, d’hypercholestérolémie, d’obésité, de tabagisme, ou si vous avez plus de 35 ans et fumez (risque accru de complications cardiovasculaires).
  • Si vous avez des antécédents de dépression ou de maladies inflammatoires intestinales (maladie de Crohn, colite ulcéreuse).
  • Si vous avez des antécédents de chloasma (taches pigmentaires, surtout en cas de grossesse). Dans ce cas, évitez l’exposition au soleil ou aux rayons ultraviolets.
  • Si vous avez des varices ou une sclérose en plaques.
  • Si vous avez un lupus érythémateux disséminé.
  • Si vous avez une épilepsie ou des troubles de la coagulation sanguine.

Les contraceptifs oraux combinés comme Mircette augmentent légèrement le risque de thrombose veineuse (comparable à celui d’une grossesse, mais inférieur à celui d’une pilule à dose œstrogénique plus élevée). Des études épidémiologiques, incluant des méta-analyses publiées dans The Lancet (jusqu’en 2025), indiquent un risque relatif de 2 à 7 fois plus élevé par rapport à l’absence de contraception hormonale, particulièrement chez les fumeuses ou les femmes obèses. En comparaison avec des progestatifs seuls (comme la pilule microdosée au désogestrel), Mircette présente un risque intermédiaire.

Interactions médicamenteuses :

Certains médicaments peuvent réduire l’efficacité de Mircette ou entraîner des saignements irréguliers. Informez votre médecin si vous prenez :

  • Des médicaments inducteurs enzymatiques comme la phénytoïne, la phénobarbital, la carbamazépine, l’oxcarbazépine, la rifampicine, le ritonavir, la griséofulvine ou le millepertuis (Hypericum perforatum).
  • Des médicaments pour l’hépatite C (ombitasvir, paritaprévir, dasabuvir) – contre-indication.
  • Le bosentan (pour l’hypertension artérielle pulmonaire).
  • Des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (comme la sertraline) ou des bêtabloquants, qui peuvent augmenter les effets secondaires.

Mircette peut influencer l’efficacité d’autres médicaments, comme les anticoagulants (warfarine), les antidiabétiques oraux, ou le lamotrigine.

Prise avec des aliments, boissons et alcool :

Mircette peut être pris avec ou sans nourriture. Évitez la consommation excessive d’alcool, car elle peut aggraver certains effets secondaires comme les nausées. Pas d’interaction spécifique avec les aliments, mais une alimentation riche en graisses peut légèrement retarder l’absorption.

Grossesse et allaitement :

Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, ne prenez pas Mircette. Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez immédiatement votre médecin. L’utilisation pendant la grossesse est contre-indiquée en raison de risques potentiels pour le fœtus, bien que des études animales n’aient pas montré d’effets tératogènes majeurs. Pendant l’allaitement, les hormones passent dans le lait maternel et peuvent affecter l’enfant ; une méthode contraceptive non hormonale est préférable.

Conduite de véhicules et utilisation de machines :

Mircette n’a pas d’effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cependant, si vous ressentez des migraines ou des vertiges (effets secondaires possibles), évitez de conduire.

Mircette contient du lactose. Si votre médecin vous a informé d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament. La teneur en sodium est négligeable (moins de 1 mmol par comprimé).

3. Comment prendre Mircette ?

Respectez toujours les indications de votre médecin. Vérifiez la notice fournie avec votre médicament et demandez à votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie :

  • La dose recommandée est d’un comprimé par jour pendant 28 jours, selon un schéma spécifique : 21 comprimés actifs (contenant les hormones) suivis de 7 comprimés placebo (inactifs, blancs).
  • Prenez le premier comprimé le premier jour de vos règles. Avalez-le entier avec un verre d’eau, de préférence à la même heure chaque jour.
  • Après les 21 comprimés actifs, prenez immédiatement les 7 comprimés placebo pendant la pause menstruelle. Les règles de privation (saignements de privation) surviennent généralement pendant cette période.
  • Commencez la nouvelle plaquette le lendemain du dernier comprimé placebo, sans interruption.

Si vous commencez Mircette plus tard que le premier jour des règles, utilisez une méthode contraceptive supplémentaire (préservatif) pendant les 7 premiers jours.

Si vous avez oublié un comprimé :

  1. Si moins de 12 heures se sont écoulées depuis l’heure habituelle : prenez le comprimé oublié dès que possible. Continuez le traitement normalement. Pas de risque de grossesse.
  2. Si plus de 12 heures se sont écoulées :
    • Dans la première semaine : prenez le comprimé oublié dès que possible, même si cela signifie deux comprimés en une fois. Utilisez une contraception supplémentaire pendant 7 jours. Si vous avez eu des rapports non protégés dans la semaine précédente, il y a un risque de grossesse.
    • Dans la deuxième semaine : prenez le comprimé oublié dès que possible. Pas besoin de contraception supplémentaire si vous avez pris correctement les 7 premiers comprimés, sinon utilisez-la pendant 7 jours.
    • Dans la troisième semaine : ne prenez pas les comprimés restants. Commencez une nouvelle plaquette le lendemain. Vous pourriez ne pas avoir de saignement de privation ; consultez votre médecin si aucun saignement n’apparaît dans les 3-4 jours.

En cas de vomissements ou de diarrhée (dans les 3-4 heures après la prise) : le comprimé peut ne pas être absorbé. Prenez un autre comprimé d’une nouvelle plaquette.

Changement depuis un autre contraceptif oral :

  • Depuis une autre pilule combinée : commencez Mircette le lendemain de la pause de 7 jours de l’ancienne pilule.
  • Depuis une pilule progestative seule : commencez le jour suivant (ou au plus tard le jour de la prise de la dernière pilule active).
  • Depuis un implant ou un anneau vaginal : commencez dans les 7 jours suivant le retrait.
  • Depuis un DIU progestatif : retirez-le dans les 7 jours avant de commencer Mircette.
  • Après une interruption de grossesse : commencez immédiatement.

Surdosage ou utilisation excessive :

En cas de prise accidentelle de plusieurs comprimés, des symptômes comme nausées, vomissements, saignements vaginaux ou douleurs mammaires peuvent survenir. Il n’existe pas d’antidote spécifique. Contactez immédiatement votre médecin ou un centre antipoison. Une surveillance médicale est recommandée, particulièrement chez les enfants. Des études cas-témoins indiquent que les surdosages isolés n’entraînent pas de toxicité grave, contrairement à des expositions chroniques à hautes doses.

Si vous avez des questions sur l’utilisation de ce médicament, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

Comme tous les médicaments, Mircette peut provoquer des effets indésirables, bien que tout le monde ne les subisse pas. Les effets indésirables graves sont rares mais possibles. Si vous ressentez un effet indésirable grave, arrêtez le traitement et consultez immédiatement un médecin.

Les effets indésirables sont classés par fréquence :

Très fréquents (concerne plus d’1 personne sur 10) :

  • Saignements de privation (spotting ou saignements légers pendant les pauses).
  • Prise de poids.
  • Sensibilité ou augmentation du volume des seins.
  • État de malaise (nausées).

Fréquents (concerne 1 à 10 personnes sur 100) :

  • Céphalées (maux de tête).
  • Migraines.
  • Petits saignements (spotting) ou absence de saignement pendant la pause.
  • Augmentation de la libido ou diminution de la libido.
  • Éruptions cutanées ou acné.
  • Changements d’humeur, dépression.
  • Retention d’eau, gonflement des chevilles ou des pieds.

Peu fréquents (concerne 1 à 10 personnes sur 1 000) :

  • Vomissements.
  • Hypertension artérielle.
  • Intolérance aux lentilles de contact.
  • Perte de libido.

Rares (concerne 1 à 10 personnes sur 10 000) :

  • Thrombose veineuse (caillots dans les jambes ou poumons) – symptômes : douleur/gonflement des jambes, essoufflement soudain, douleur thoracique.
  • Accident vasculaire cérébral (symptômes : faiblesse soudaine d’un côté du corps, troubles de la parole).
  • Infarctus du myocarde (douleur thoracique irradiant vers le bras ou la mâchoire).
  • Cancer du col utérin (risque légèrement augmenté, selon des méta-analyses de l’OMS).
  • Éruption grave (érythème noueux).
  • Aggravation d’une varice.

Fréquence non connue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :

  • Cancer du sein (risque relatif augmenté de 1,24 selon l’étude EURAS-OC, mais bénéfice contraceptif global).
  • Aggravation d’une épilepsie ou de troubles hépatiques.
  • Chloasma.
  • Pancreatite.
  • Porphyrie.
  • Syndrome hémolytique et urémique.
  • Aggravation du syndrome de l’intestin irritable.

En comparaison avec d’autres contraceptifs, Mircette a un profil d’effets indésirables similaire aux pilules à faible dose œstrogénique, avec moins de nausées que les formulations à 30-50 µg d’éthinylestradiol, d’après des essais randomisés comme ceux du Cochrane Database (dernières mises à jour 2025).

Déclaration des effets secondaires :

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable mentionné ci-dessus, ou tout autre effet non mentionné, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien. Cela permettra un suivi continu de l’équilibre bénéfice/risque du médicament. Les effets indésirables peuvent également être signalés directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres régionaux de pharmacovigilance – Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à améliorer la sécurité des médicaments.

5. Comment conserver Mircette ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Ne pas utiliser ce médicament après la date de péremption qui figure sur la plaquette et l’emballage extérieur, indiquée par EXP {date}. La date de péremption fait référence au dernier jour du mois mentionné.

Conserver à une température ne dépassant pas 25°C, à l’abri de la lumière et de l’humidité. Éviter les températures extrêmes, comme dans une voiture en été.

Ne jetez aucun médicament au tout à l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien de quoi faire si vous avez utilisé tout le contenu d’un emballage ou si vous n’avez plus besoin de ce médicament. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. Contenu de la boîte et autres informations

Ce que contient Mircette

  • Le principe actif est : Désogestrel 0,15 mg et éthinylestradiol 0,02 mg par comprimé actif.
  • Les autres composants sont : Pour les comprimés actifs : acide ascorbique, amidon de pomme de terre prégélatinisé, stéarate de magnésium, povidone, silice colloïdale anhydre, stéarate d’aluminium d’indigo carmin (E132), lactose monohydraté (66,5 mg par comprimé). Pour les comprimés placebo : cellulose microcristalline, stéarate de magnésium, lactose monohydraté (environ 70 mg).

Qu’est-ce que Mircette et contenu de l’emballage extérieur

Mircette se présente sous forme de comprimés enrobis ronds, biconvexes. Les comprimés actifs sont bleu clair, d’environ 6 mm de diamètre ; les comprimés placebo sont blancs.

Les comprimés sont conditionnés en plaquettes calendriers de 28 comprimés (21 actifs + 7 placebo).

Tailles de conditionnement : étui de 1, 3 ou 6 plaquettes. Toutes les tailles ne sont pas commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché et fabricant

Titulaire : Organon France, 14 rue de Saint Cloud, 92100 Boulogne-Billancourt, France.

Fabricant : N.V. Organon, Kloosterstraat 6, 5349 AB Oss, Pays-Bas.

Pour toute information complémentaire sur ce médicament, veuillez consulter le site internet de l’Agence européenne des médicaments (EMA) : www.ema.europa.eu, ou celui de l’ANSM : www.ansm.sante.fr.

Date de dernière révision de la notice : janvier 2026.