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La maladie d’Alzheimer a-t-elle été découverte récemment ?

La maladie d’Alzheimer touche davantage les femmes que les hommes. Sa fréquence augmente avec l’âge et notamment après 60 ans. Elle existe sûrement depuis très longtemps mais beaucoup de sujets en sont atteints aujourd’hui du fait de l’allongement de la durée de vie. La vieillesse, à l’époque, pour les individus ayant la chance de l’atteindre, a toujours été synonyme d’affaiblissement de la mémoire. Il a pourtant fallu attendre qu’un psychiatre et neurologue allemand étudie au début du XXe siècle le cerveau des personnes âgées atteintes de certains symptômes clairement définis aujourd’hui comme étant ceux de la maladie d’Alzheimer. Il a mis en évidence pour la première fois le lien entre les lésions cérébrales observées sur le cerveau d’une patiente décédée et ses troubles cognitifs.

 

La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative du cerveau, mais par quoi se caractérise-t-elle ?

Il s’agit d’une maladie dont la fréquence augmente avec l’âge, se caractérisant par une détérioration progressive et définitive des cellules nerveuses. De façon plus simple, la dégénérescence des neurones entraîne la perte progressive de certaines fonctions cérébrales et notamment celles de la mémoire. En effet, les premières atteintes se localisent dans une région du cerveau appelée l’hippocampe qui correspond au siège de la mémoire. D’autres zones du cerveau sont progressivement touchées altérant les fonctions qui y sont attachées. Divers troubles peuvent apparaître, tels que des difficultés intellectuelles, des manifestations psychiques ou encore des troubles du comportement. Mais le processus prend en général plusieurs années, cette maladie évolue lentement pendant environ 8 à 10 ans.

 

Y a-t-il des formes familiales de la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer peut résulter de facteurs environnementaux comme de facteurs génétiques, mais il est rare que plusieurs personnes d’une même famille soient atteintes de cette maladie. En effet, le pourcentage de formes familiales pour la maladie d’Azheimer est de moins de 7 % des cas.

 

Comment évoluent les symptômes de la maladie ?

Il est important de savoir que les symptômes présents au début de la maladie vont s’accentuer mais surtout que d’autres vont sans doute survenir. D’où la nécessité de mettre en place un traitement, afin de retarder le moment où la perte d’autonomie empêchera le malade de rester à son domicile.

 

Sur quoi repose le diagnostic de la maladie d’Alzheimer ?

Le diagnostic est élaboré grâce à de nombreux tests d’observations cliniques, neurologiques, psychiatriques ou encore grâce à la réalisation d’examens complémentaires tenant compte de l’histoire de vie du malade.

 

Puis-je accompagner mon proche en consultation ?

La consultation va se dérouler avec la personne concernée par les troubles, ainsi qu’avec tout membre de sa famille si elle en donne l’accord. Les thèmes qui sont le plus souvent abordés par les médecins concernent les antécédents médicaux, les traitements médicamenteux, les retentissements des troubles, ainsi que le mode de vie.

 

Que se passe-t-il dans les semaines suivant la première consultation ? Une prise en charge sera-t-elle mise en place ?

Le diagnostic prononcé en faveur d’une possible maladie d’Alzheimer va permettre une prise en charge conjointe associant le médecin traitant et le spécialiste.

En cas de doute, des examens complémentaires pourront être réalisés notamment un bilan neuropsychologique plus complet qui confirmera ou infirmera la présence de la maladie.

 

Les questions du médecin sont pour certaines indiscrètes, sont-elles nécessaires afin de mieux traiter la maladie ?

Certaines questions posées par le médecin peuvent paraître indiscrètes, mais celles-ci sont nécessaires car la maladie d’Alzheimer ne peut être traitée que si le médecin comprend et prend en compte l’histoire de vie, les habitudes de vie, ainsi que l’environnement du malade.

 

Ai-je le droit de demander au médecin de ne pas dire à mon proche de quoi il souffre ?

L’article L 1111-2 du code de la santé publique issu de la loi du 4 mars 2002 stipule que « toute personne a le droit d’être informée sur son état de santé ». Le médecin a donc l’obligation de dire au patient de quelle maladie il est atteint, en revanche cette information ne sera divulguée à la famille qu’avec l’accord du patient.

 

Depuis l’annonce de la maladie de mon proche, j’ai honte d’en parler à mon entourage, amis, collègues de travail, voisins…

La maladie d’Alzheimer est très souvent assimilée à une maladie mentale du fait qu’elle touche à l’intégrité psychologique de la personne malade. Comme la plupart des manifestations psychotiques, la maladie d’Alzheimer peut provoquer une réaction de honte, de peur ou de dévalorisation dans l’entourage. Il faut néanmoins garder à l’esprit que c’est en parlant et en informant que l’on fait comprendre ce qu’est la maladie d’Alzheimer et de ce fait que l’on lutte contre les idées reçues qui lui sont associées et qui effrayent. Il est important de mettre en avant ce que le malade fait encore par lui-même plutôt que le contraire ; ainsi, l’entourage sera rassuré et le malade sentira un regard positif sur lui-même.

 

Je n’arrive pas à faire face aux changements de comportement de mon proche, j’ai tendance à m’énerver contre lui. Comment dois-je réagir ?

Voir une personne que l’on connaît depuis très longtemps changer plus ou moins radicalement est difficile à admettre et les moments de colère sont tout à fait légitimes. Le bien-être de la personne malade réside notamment dans le maintien des liens affectifs ; c’est pour cette raison que le soutien de l’aidant est rassurant et permet au malade de continuer à vivre le plus normalement possible en dépit des changements multiples provoqués par la maladie.